Une fois arrivé à l'extrémité Sud des Parterres des Tritons on se trouve devant un grand bassin carré. C'est l'Arpent d'Eau. Grâce à la maitrise des lois de l'optique d'André Le Nôtre, s'il n'y a pas de vent, on pourra y admirer les différentes vues alentours qui s'y reflètent parfaitement... Du côté Est, avec les arches, la Grotte Sèche aussi appelée Confessionnal, vers le Sud les Grottes surmontées de la statue d'Hercule Farnèse et au Nord, bien que distant de 450 de la margelle du bassin : le Château. Ce sont ces reflets qui donnent à ce bassin son autre nom de "Miroir Carré"

 

Au dessus de la Grotte Sèche/Confessional on trouve une terrasse qui permet d'avoir une belle vue latérale sur les jardins. C'est juste en face de cette terrasse qu'on trouvait autrefois la Grande Terrasse qui créait le troisième axe Est- Ouest des jardins

C'est en contournant le Miroir Carré que l'on s'aperçoit que les Grottes, que l'on avait cru jusque là posées au bout du jardin, sont en fait de l'autre côté du Grand Canal, c'est à dire distantes de 200 mètres ... à vol d'oiseau !

 

Ce Grand Canal, qui nous était resté dissimulé, fut creusé pour canaliser la rivière Anqueuil qui traversait le domaine d'Est en Ouest, pour recueillir l'eau de la rivière qui avait été détournée mais aussi pour créer une animation dans cette partie du jardin éloignée du château puisqu'il semble qu'on y ait fait naviguer des bateaux.

Une des gravures de Silvestre (ICI) montre le décrochement devant les Grottes ornées d'une fontaine monumentale «  la Fontaine de Neptune » Si cet ensemble n’a jamais pris place à cet endroit, il a bien été sculpté puisque après la chute de Fouquet, en inventoriant ce qu’il y avait à Vaux, on a trouvé « posé dans un petit jardin un groupe de figures de marbre blanc modernes représentant un Neptune de six pieds de haut accompagné de trois chevaux marins avec une coquille de quatre pieds et demie de haut. Encore une preuve que les aménagements de Vaux n’étaient pas terminés le 17 aout 1661..

Dés qu'on a descendu l'escalier qui permet d'arriver au niveau du Grand Canal, une autre surprise nous est révélée : les Grandes Cascades dont on ne voyait que les Chevaux Marins d' Alfred Lanson (XIXème) sont en fait un mur de cascades d'eau ...